Adieu, fleur de jeunesse ! Il faut enfin t’abandonner. La noble qualité de fille, Me faut aujourd’hui la quitter. J’ai promis dans mon jeune âge De ne jamais m’y marier. Aujourd’hui je trouve l’avantage ; Mes parents me l’ont conseillé. Quand j’vois ces filles à table, Assis’s devant moi en ces lieux, Quand j’les vois et les regarde Les larmes me tombent des yeux. La ceintur’ que je porte Et l’anneau d’or que j’ai au doigt, C’est mon amant qui me les donne Pour finir ses jours avec moi. le mari : Il est vrai, ma maîtresse, Il est vrai, je vous les ai donnés ; C’est pour passer votre jeunesse Avec moi-z-en tranquillité.